Lorsque Ségolène rebondit ...

Lorsque Ségolène rebondit ...
13/06/07

Loin de Paris et des tensions internes au Parti socialiste, Ségolène Royal a bouclé mercredi une tournée de soutien aux candidats en difficulté avant le second tour des législatives, volant au secours de ses proches, Arnaud Montebourg et Michel Sapin.

A chacune des trois étapes qui ont jalonnées sa demi-journée de campagne - à Chalon-sur-Saône, Bordeaux puis Châteauroux - l'ex-candidate à l'Elysée a refusé de commenter le rappel à l'ordre du PS, dont le Bureau national a rejeté mardi sa stratégie d'ouverture au centre.

"Ma seule ambition, c'est d'aider autant que je le peux avec toute l'énergie qu'il me reste les candidats et les candidates", explique-t-elle aux journalistes à l'aérodrome de Chalon-Champforgeuil. "Toutes ces zizanies sont très négatives" pour les postulants à l'Assemblée nationale qui tentent de résister au "tsunami" bleu, ajoute-t-elle.

En fin de journée pourtant, arrivée dans le Berry pour soutenir Michel Sapin, son "ami de presque trente ans ce qui ne nous rajeunit pas", la présidente de la région Poitou-Charentes semble engagée dans une campagne plus personnelle.

"Même si j'ai perdu l'élection présidentielle, il faut continuer et préparer les victoires du futur et pour cela j'ai besoin d'avoir des députés socialistes à l'Assemblée nationale", lance-t-elle à la foule bigarrée rassemblée dans la salle Edith Piaf du quartier Saint-Jean, à Châteauroux dans l'Indre.

Quatre réunions publiques menées au pas de course - dont une en plein air à Bordeaux pour soutenir Michèle Delaunay opposée dimanche prochain à Alain Juppé - lui ont permis de mesurer une nouvelle fois sa popularité.

Dans le département de Saône-et-Loire qui compte 2.400 militants socialistes, près de mille personnes l'attendaient à Saint-Rémy dans une petite salle communale surchauffée. Ils l'ont accueillie par une standing-ovation et aux cris de "Merci Ségolène".

"Rien ne remplace la mobilisation militante, rien ne remplace le mouvement citoyen, rien ne remplace la force qui s'est levée lors de l'élection présidentielle", leur promet-elle, comme un pied de nez à ses détracteurs au sein du PS qui jugent que son appel à François Bayrou lundi était le faux-pas de trop.

Devant les militants bourguignons puis bordelais, elle renouvelle son appel aux "électeurs du centre" soucieux de pluralisme et de morale politique.

"J'AI BESOIN DE L'ÉLECTION D'ARNAUD"

Voter UMP au deuxième tour, fait-elle valoir, c'est se condamner à une "triple peine" : impôt sur la consommation avec la "TVA sociale", recul des services publics et explosion de la dette - un thème cher à l'électorat centriste.

A ses yeux, si Arnaud Montebourg, distancé par un jeune candidat UMP dimanche dernier, est si fortement attaqué par la droite, c'est à cause de sa proximité avec elle pendant la campagne présidentielle.

Face à Nicolas Sarkozy, "qui rêve d'une Assemblée nationale où le rouleau compresseur ferait son oeuvre", il faut des députés "qui n'ont pas peur d'élever la voix", lance celle qui ne se représente pas mais se pose en première opposante au nouveau chef de l'Etat.

"Si vous ne voulez pas que cette voix se taise à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection d'Arnaud Montebourg", insiste Ségolène Royal, qui ne cache plus son ambition de prendre la tête de l'opposition, troquant le "nous" socialiste pour la première personne du singulier.

Plusieurs de ses lieutenants et amis sont en difficulté avant le deuxième tour, ce qui rend son influence au sein du futur groupe parlementaire plus aléatoire.

A Bordeaux, elle attaque Alain Juppé sans jamais le nommer, dénonçant des "méthodes politiques d'un autre âge" consistant à se faire élire pour remettre son mandat à son suppléant.

A chaque étape, elle attaque la "TVA sociale" envisagée par le gouvernement, une "tromperie à laquelle il faut absolument faire barrage".

Aux côtés de Michèle Delaunay, cancérologue et donc "au contact des malades", elle dénonce les "franchises santé" et appelle de nouveau à la mobilisation. Le 6 mai, elle a recueilli 54,6% des suffrages dans la ville dirigée par l'ancien Premier ministre de droite.

"Je vous demande de transformer ce formidable résultat de l'élection présidentielle en victoire dimanche prochain".

# Posté le mercredi 13 juin 2007 19:43

Délit de partialité ... Ségolène accuse !

Délit de partialité ... Ségolène accuse !
12/06/07


La socialiste française Ségolène Royal, invitée lundi au journal du soir de France 2, s'en est prise à la chaîne de télévision publique. Elle l'a accusée de partialité, notamment à propos d'un reportage sur des candidats socialistes en difficulté aux élections législatives.

"Permettez-moi de vous dire que le reportage que vous venez de passer est assez scandaleux pour tous les candidats que vous annoncez perdus d'avance, battus d'avance", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle au présentateur David Pujadas.

"Laissez les électeurs trancher, si vous le voulez bien ! Laissez les députés socialistes se battre entre les deux tours !", a-t-elle asséné.

Le premier tour des législatives a eu lieu le 10 juin et le second se tient le 17 juin.

Après un sujet sur les législatives à Bordeaux (sud-ouest), où le ministre de l'Ecologie Alain Juppé, membre du parti de droite UMP, est en ballottage, Mme Royal a aussi reproché à France 2 d'avoir "cité cinq fois" le nom du ministre et "pas une fois" celui de sa rivale socialiste Michèle Delaunay.

"On sait comment marche la communication", a-t-elle ajouté.

Dans ce reportage mis en cause par Mme Royal, les deux candidats se voient consacrer un temps sensiblement équivalent. Le nom de

M. Juppé est cité quatre fois, celui de Mme Delaunay aucune fois. L'adversaire du ministre de l'Ecologie est désignée à deux reprises comme "la candidate socialiste". Son nom est en revanche lisible deux fois.

Mme Royal a ensuite interrompu le journaliste David Pujadas, qui lui faisait observer que le Conseil supérieur de l'audiovisuel encadre les reportages consacrés à la campagne électorale.

"Ne vous défendez pas !", lui a-t-elle lancé: "La réalité est là, et ce journal montre une fois de plus qu'il y a beaucoup d'efforts à faire sur le pluralisme de la presse et le pluralisme politique", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a été battue par Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai. Tous les projections prédisent une défaite plus ou moins lourde au Parti socialiste au second tour des législatives.

# Posté le mardi 12 juin 2007 07:01

El glamor machina Segolena

El glamor machina Segolena
08/06/07

Ségolène Royal présentera sa propre motion lors du prochain congrès du Parti socialiste, programmé pour après les municipales de 2008, a-t-on appris jeudi dans l'entourage de la présidente de Poitou-Charentes.

Celle qui ambitionne de faire du PS un "parti de masse" pour faire vivre la "citoyenneté" née lors de la présidentielle socialiste n'avait jusqu'alors jamais soumis de motion, ces programmes électoraux préparés par les différents courants socialistes, au vote des militants.

Candidate malheureuse à la présidentielle, Ségolène Royal est en campagne depuis dix jours dans toute la France pour soutenir des candidats aux législatives, cachant de moins en moins son intention de prendre le leadership au PS.

"Elle présentera sa propre motion" et suggère que le congrès soit "avancé à avant l'été, juste après les municipales", a-t-on précisé dans son entourage. L'instance, seule habilitée à définir la ligne idéologique du parti, doit se réunir à l'automne 2008 mais Ségolène Royal le verrait bien se dérouler "juste après les municipales ou avant les municipales" du printemps précédent.

"Je souhaite que sur le projet politique qui permettra à la France de relever les défis de demain et qui nous permettra de remporter les victoires à venir (...) nous soyons le plus grand nombre possible de responsables politiques et d'élus de terrain", a-t-elle souligné, critiquant à nouveau le manque de cohésion des "éléphants" du PS.

"La politique pour réussir a besoin d'un leader, d'un projet et d'un parti et si possible un parti discipliné dès lors que les militants ont décidé des choix politiques pour ensuite faire bloc autour de ce projet - je crois que c'est ce qui a manqué", pendant la présidentielle, a fait valoir Ségolène Royal.

Lors du dernier congrès, au Mans en novembre 2005, Ségolène Royal s'était rangée dans la majorité, dirigée par le premier secrétaire François Hollande qui avait obtenu 53,6% des voix.

Quatre autres motions avaient été présentées: celles du Nouveau parti socialiste (23,6%), de Laurent Fabius (21,2%), du petit courant Utopia (1,04%) et du sénateur-maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel (0,65%).

# Posté le vendredi 08 juin 2007 16:06

Modifié le vendredi 08 juin 2007 18:28

Afin que l'assemblée nationale ne se recouvre pas d'une chape couleur bleu nuit ...

Afin que l'assemblée nationale ne se recouvre pas d'une chape couleur bleu nuit ...
05/06/07


En déplacement à Nantes, lundi 4 juin, où elle tenait meeting, Ségolène Royal a de nouveau dessiné l'avenir de la gauche et de son parti en vantant le "renouveau" qu'elle avait insufflé. Venue soutenir les candidats socialistes de ce Grand Ouest qui lui a donné une majorité des voix lors de la présidentielle, elle ne s'est pas privée de parler - à mi-voix - de ses ambitions au PS. Dans le train qui l'amène chez son "ami" Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, elle a placé en évidence sur sa tablette le dernier Pétillon, J'y suis (Dargaud). Elle confirme un "séminaire" début juillet. Et rode son slogan du soir "Vous avez voté pour moi, votez pour eux". Elle veut que se perpétue "la vague populaire et enthousiaste" qui l'a portée. Cette "volonté de 17 millions de Français" qui ont voté pour elle, "il faut qu'elle s'exprime à nouveau". Elle semble persuadée qu'elle sauvera les socialistes et rouvrira le chemin vers la victoire.

"Nous devons continuer le travail d'imagination, d'invention de la gauche du XXIe siècle et du socialisme de demain", répète-t-elle. M. Ayrault renchérit : "Un mauvais résultat, une faible participation donneraient raison à ceux qui veulent revenir en arrière, conserver les vieux schémas de pensée et d'appareils. Nous perdrions des années..."

Pourtant, même à Nantes, la "vague" n'est pas au rendez-vous. Les 2 000 sympathisants venus écouter leur championne n'arrivent plus à simuler l'engouement d'avril. Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, le reconnaît : "C'est difficile d'embrayer : les militants ont eu parfois du mal à choisir entre rester chez eux pour faire la campagne localement ou venir écouter Ségolène." Laurent Fabius, prévu à la tribune, avait préféré dans l'après-midi ses "obligations", en allant soutenir la candidate PS à Dieppe, Sandrine Hurel.

"SÉCHEZ VOS LARMES"

Qu'importe ! Les dirigeants socialistes étaient là pour s'en prendre au gouvernement. Jean-Marc Ayrault a répliqué à François Fillon qui dénonçait le même soir à Lyon "l'imposture morale" de la gauche "qui joue à colin-maillard avec l'histoire" et "n'ose plus aimer la France" : "Nous n'acceptons pas le révisionnisme de l'histoire de cette droite qui se croit maintenant tout permis parce qu'elle croit qu'elle va tout gagner. L'amour de la France ne se mesure pas à la violence des déclarations. Nous l'avons autant qu'eux."

Puis ce fut l'ex-candidate qui tenta - avec peine - de retrouver ses envolées de campagne : "Ne vous laissez pas faire par le matraquage médiatique et sondagier ! Non, M. Sarkozy n'est pas le sauveur suprême qui va transformer le plomb en or. Lui et ses amis gouvernent depuis cinq ans. Ce sont eux qui ont entraîné le pays dans l'impasse." Et d'exhorter les Français à voter pour éviter une "assemblée bleu nuit, une assemblée du grand sommeil, une chambre d'enregistrement où plus rien ne se passera". Et pour conjurer une abstention de l'électorat de gauche, elle a lancé : "Séchez vos larmes ! Remettez-vous debout. Ayons la tête haute, j'ai encore besoin de vous."

Les applaudissements restent sages. La salle semble se réveiller avec François Hollande. "Il est possible d'agir avant 2012 (la prochaine présidentielle), assure-t-il. Le PS, il faudra le rénover, le changer mais ce sera toujours le PS avec ses valeurs et ses convictions." Le public socialiste s'enflamme soudain. M. Hollande insiste : le Parlement doit garder un équilibre droite-gauche pour "conjurer le risque" d'une droite trop sûre d'elle-même. " Il faudra équilibrer, corriger ce gouvernement et même protéger (la majorité présidentielle) contre elle-même ! Si nous n'étions pas là, vous imaginez ce qu'ils feraient ?", a-t-il demandé à l'assistance en prescrivant un dernier effort. "Après" seulement, il sera alors temps de "rénover tout ce qui doit l'être".

# Posté le mercredi 06 juin 2007 06:57

Marre du matraquage sondagier !

Marre du matraquage sondagier !
05/06/07

Ségolène Royal a dénoncé lundi le "matraquage sondagier", lors d'un "grand meeting" de soutien aux candidats socialistes des Pays de la Loire, au Zénith de Nantes.

"On nous annonce une vague écrasante, mais ce matraquage sondagier, nous le connaissons", a lancé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle devant quelque 2.000 militants et sympathisants. "Il n'a qu'un objectif : nous démoraliser. Mais il ne prend pas en compte la personnalité de nos députés sortants, qui ont fait du bon travail."

La présidente de Poitou-Charentes, en tailleur rose, a également réclamé que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit pris en compte dans celui des candidats UMP aux élections législatives du 10 et 17 juin. "Ce n'est pas le cas actuellement et cette règle de déséquilibre est très injuste", a-t-elle déploré.

Plus tôt dans la soirée, Ségolène Royal avait répété "préférer un encadrement éducatif militaire à la prison" pour les mineurs délinquants. "La prison pour les mineurs de 16 ans, c'est tout sauf une solution", avait-elle fait valoir, reprenant un thème qui a suscité un vif débat au sein du PS lors de la campagne présidentielle.

Elle s'est par ailleurs réjouie des réquisitions du procureur de la République au procès de l'Erika, qui a réclamé au tribunal correctionnel de Paris les peines maximales à l'encontre de la firme pétrolière Total.

"C'est une satisfaction considérable. C'est la première fois en France qu'un procureur reconnaît la réalité d'un préjudice écologique", a-t-elle souligné, saluant "une belle démonstration du rôle des élus socialistes".

"UN DERNIER COUP DE COLLIER"

Trois régions (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes), dirigées par des conseils régionaux socialistes, s'étaient constituées parties civiles au procès de l'Erika.

De son côté, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a lancé aux Français un "appel au vote et à la participation". "Il faut que tous ceux qui ont voté le 6 mai reviennent vers les urnes", a-t-il souligné.

Le chef de file du PS a également ironisé sur l'omniprésence du président de la République dans les médias. "Un jour, il visite l'hôpital. Un autre, il mange à la cantine, puis court jusqu'au fort de Brégançon. Il fait aussi les mariages, les baptêmes et les communions!", a raillé François Hollande, devant une assistance hilare.

"Si ça se trouve, Il est parmi nous. De toutes façons, on le verra demain au journal de 13h. Pas celui de la nuit: celui-là, il est pour nous."


Jean-Marc Ayrault avait auparavant sonné le rappel de troupes socialistes en réclamant "un dernier coup de collier" aux militants.

"Nous gagnerons les sièges un à un, circonscription par circonscription, ville par ville", a lancé le député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "A tous ceux qui disent: 'c'est plié', je rappelle cette merveilleuse phrase d'un chef de la résistance: Nous n'avons aucune chance et c'est pour cela que nous allons la tenter."
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 06:51