Nouveau départ

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Ségolène Royal confirme sa séparation d'avec François Hollande - une décision "totalement disjointe" de la question du leadership au Parti socialiste - et dit sa volonté de continuer un engagement politique fort.

"Oui, j'ai envie de continuer si je peux cet itinéraire politique et je le fais en femme libre assumant ses responsabilités et qui a clarifié sa situation personnelle", déclare l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle dans un entretien diffusé lundi sur France Inter.

"On dit souvent que j'agis seule. Non, je crois aussi que j'ai le sens du collectif et j'ai aussi le sens de la décision. Les échéances à venir me permettront sans doute de prendre mes responsabilités, et s'il le faut je les prendrai", dit-elle.

La question, "ce n'est pas première secrétaire ou pas première secrétaire", ajoute la présidente de la région Poitou-Charentes. "C'est continuer un engagement politique fort que j'ai entamé lors de cette campagne de l'élection présidentielle" qu'elle a perdue face à Nicolas Sarkozy.

"Cela fait déjà un certain temps qu'un certain nombre de supputations et de rumeurs circulent sur moi et François Hollande, je crois qu'il était nécessaire de clarifier les choses" après les campagnes présidentielle et législative, explique-t-elle dans cet entretien enregistré samedi dernier.

"Les décisions que nous aurons à prendre l'un et l'autre sur la vie politique c'est-à-dire sur l'avenir de la France et sur le rôle que nous voulons remplir au service de l'intérêt général et au service de la gauche seront lues désormais avec un regard différent qui nous accordera à chacun notre libre détermination, notre liberté de jugement et d'action", ajoute-t-elle.

Ségolène Royal laisse entendre que les problèmes du couple qu'elle formait depuis près de trente ans avec le premier secrétaire du PS datent d'avant la course à l'Elysée.

RAISONS INTIMES, RAISONS PUBLIQUES

Elle précise qu'ils ont pris cette décision d'un commun accord et qu'elle ne garde "aucune rancoeur, rancune à l'égard de (s)on conjoint auquel (elle) accorde toute l'admiration qu'(elle) lui ai toujours accordée et tout le respect (qu'elle) lui dois, et réciproquement". Politiquement, "je crois que je ne ferai rien contre lui", affirme Ségolène Royal.

Accusée par certains au PS d'avoir brouillé le message des législatives en faisant ses révélations le soir du second tour, Ségolène Royal avance des raisons personnelles, les "dégâts" causés par les "rumeurs" et sa volonté de protéger les quatre enfants qu'elle a eus avec François Hollande.

"Il y des raisons intimes que je n'ai pas à expliquer mais il y aussi des raisons publiques qui font qu'il y avait beaucoup d'interrogations sur la relation qui nous liait et l'impact qu'elle pouvait avoir sur la vie politique", dit-elle.

"Je voudrais dire très simplement que nous avons décidé de ne plus être ensemble. Comme tous les couples, nous avons connu des difficultés. J'avais choisi de les mettre entre parenthèses pendant la campagne", ajoute-t-elle.

Sans donner "de détails personnels sur notre organisation familiale", elle confirme : "c'est vrai que j'ai proposé à François de vivre sa vie de son côté et qu'il l'a accepté".

Pendant la campagne présidentielle, les deux dirigeants socialistes avaient refusé de mettre en scène leur intimité. Ils avaient partagé très peu souvent les mêmes estrades et offert l'image d'un baiser furtif, fin mars à Limoges.

Ils avaient engagé des poursuites contre un autre livre de journalistes, "La femme fatale", qui levait une partie du voile sur la mésentente dans le couple. Ils réclament ensemble 150.000 euros de dommages et intérêts pour "violation de l'intimité de la vie privée" aux auteurs et à l'éditeur de l'ouvrage.

# Posté le lundi 18 juin 2007 13:03

No tsunami, pas même de vague ... mais des remous aux allures Pink ..

No tsunami, pas même de vague ... mais des remous aux allures Pink ..
17/06/07

L'UMP a remporté dimanche la majorité absolue aux élections législatives, selon les sondeurs, mais sa victoire n'est pas la vague bleue annoncée, les Français ayant, à participation quasi égale, fortement corrigé la tendance du premier tour au profit du PS.

L'UMP obtient à elle seule 313 sièges sur les 577 de l'Assemblée, soit plusieurs dizaines de moins que ses 359 sortants.

Le PS conforte son rôle de principal opposant. Il sera mieux représenté dans une Assemblée plus bipolarisée que jamais, avec 208 élus contre 149 en 2002.

Dans la lignée du premier tour, où 109 députés de droite avaient été élus ou réélus contre un seul de gauche, tous les sondages promettaient une facile victoire au camp présidentiel, annonçant une vague bleue pouvant aller jusqu'à 501 élus.

Sur le seul second tour, gauche et droite font jeu égal en termes d'élus.

Signe de ce retournement de tendance, Alain Juppé, le numéro deux du gouvernement, qui affrontait un ballottage incertain, a été battu dans sa 2e circonscription de Gironde, il est donc contraint de quitter le gouvernement.

La participation n'a pratiquement pas varié entre les deux tours, l'abstention restant très élevée dimanche avec de 39,5% à 40,2%, selon les instituts, ce qui pourrait se traduire par un record de la Ve République pour un tel scrutin.

Le résultat final est en-deçà des attentes du duo exécutif Sarkozy-Fillon, qui avaient tous deux souhaité une majorité pléthorique pour mener à bien la "rupture" promise pendant la campagne présidentielle.
C'est toutefois la première fois depuis près de 30 ans qu'une majorité parlementaire sortante est reconduite.

Ségolène Royal, a salué l'émergence d'une "vraie force d'opposition constructive", en évoquant "une prise de conscience" des Français.
Elle souhaite à présent "une gauche qui surveille, qui protège et qui propose" .. et s'apprête bien à occuper une place importante à la tête du PS.


François Hollande, s'est quant à lui lui félicité que le second tour ait "corrigé la tendance de ce qui s'était dessiné au premier tour".

Avec 15 élus, le PCF ne devrait pas pouvoir conserver son groupe parlementaire (20 députés requis), sauf à trouver de nouveaux partenaires.

Les Verts gagnent un quatrième siège.

Le Nouveau Centre -anciens UDF ralliés à M. Sarkozy- obtiennent 22 élus.

François Bayrou a été largement réélu dans les Pyrénées-Atlantiques.
Au moins trois autres candidats MoDem sont élus.

Marine Le Pen, seule rescapée du FN au second tour, a été battue dans le Pas-de-Calais face au sortant socialiste.

En grande difficulté au soir du premier tour, Arnaud Montebourg (PS) est finalement élu d'extrême justesse en Saône-et-Loire.

Le dernier exemple d'une correction importante entre deux tours aux législatives remonte à 1978, où la victoire qui paraissait acquise à la gauche après le 1er tour était finalement allée à la droite.

En position défensive depuis leur défaite à la présidentielle, les socialistes ont trouvé un angle d'attaque inespéré ces derniers jours avec les annonces contradictoires sur une "TVA sociale", qui ont plongé le gouvernement dans l'embarras. Le PS a diffusé cette semaine des tracts appelant les électeurs à "voter contre la TVA à 24,6%".


La polémique a été lancée au soir du 1er tour par Laurent Fabius, aidé bien involontairement par le ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo, qui avait concédé qu'une hausse de la TVA était un scénario envisagé parmi d'autres.

La gauche, qui n'espérait même pas une cohabitation, avait également axé sa campagne sur la nécessité d'éviter une trop grande concentration des pouvoirs, et appelé les abstentionnistes au sursaut.
Plusieurs enquêtes indiquaient que les Français ne souhaitaient pas une majorité trop forte pour la seule UMP. Seuls un quart d'entre eux souhaitaient voir se constituer une majorité absolue de droite, selon un sondage LH2 paru mardi dans Libération.

Le chef de l'Etat n'en dispose pas moins d'une majorité solide, qui pourra mettre en oeuvre son programme.

La nouvelle Assemblée siégera tout juillet en session extraordinaire pour voter les principaux textes déjà annoncés: paquet fiscal et économique, durcissement des peines pour les mineurs récidivistes et instauration de peines plancher, réforme de l'université ...

Il ne restera à la gauche, en 2012, plus qu'à reconstruire ...

# Posté le dimanche 17 juin 2007 18:22

Modifié le lundi 18 juin 2007 11:22

Lorsque l'émancipation signe la rupture ... ou la fin du couple Royal-Hollande

Lorsque l'émancipation signe la rupture ... ou la fin du couple Royal-Hollande
17/06/07

Ségolène Royal annonce qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, à une date qu'elle a refusé de préciser, dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", à paraître mercredi.

La candidate malheureuse du PS à l'élection présidentielle déclare aussi qu'elle sera "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation est majoritaire" au prochain congrès, normalement prévu à l'automne 2008. L'ouvrage, écrit par deux journalistes du service politique de l'AFP, Christine Courcol et Thierry Masure, est publié aux Editions de L'Archipel.

Mme Royal y demande qu'on ne présente plus François Hollande, Premier secrétaire du PS, comme son "compagnon". Car, dit-elle, "ce n'est plus le cas".

Elle ajoute: "j'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux". Selon les auteurs, elle a décliné toute précision sur la date de cette rupture.

Ségolène Royal précise encore: "on est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel".

La présidente de la région Poitou-Charentes et le député-maire de Tulle, qui s'étaient connus en 1978 quand ils étaient étudiants à l'ENA, ont eu quatre enfants.

Des désaccords politiques qui s'étaient exprimés pendant la campagne présidentielle -sur la fiscalité ou les relations avec le centre de François Bayrou, notamment- avaient alimenté les rumeurs et les interrogations sur leur vie personnelle.

Un ouvrage paru quelques jours après le 2e tour de l'élection présidentielle -"La femme fatale", écrit par deux journalistes du Monde- faisait état de fortes tensions dans le couple et prêtait à François Hollande, sans l'affirmer ouvertement, une liaison. Tous deux ont porté plainte en justice pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Parallèlement, Ségolène Royal déclare qu'elle sera candidate à la succession de son ex-compagnon à la tête du parti si son "projet de rénovation" l'emporte au prochain congrès. Battue à l'élection présidentielle du 6 mai par Nicolas Sarkozy, elle confirme ainsi sa volonté de prendre le contrôle du PS, lors de ce rendez-vous prévu à l'automne 2008, en s'appuyant sur son score de 47%.

Elle avait annoncé le 7 juin à Lille qu'elle présenterait sa "propre motion" au congrès, déclarant "accepter la décision" de François Hollande de rester jusque là Premier secrétaire.

Dans "Les coulisses d'une défaite", Mme Royal exprime sa "volonté inébranlable de passer au vote, y compris sur ce qu'il y a de plus provocateur par rapport au logiciel socialiste". Elle précise: "on votera sur le projet de rénovation et, s'il est majoritaire, je serai candidate au poste de Premier secrétaire".

# Posté le dimanche 17 juin 2007 17:45