Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ...

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ...
08/09/07


Quatre mois après sa défaite à l'élection présidentielle, Ségolène Royal dit avoir trouvé "un nouvel équilibre" et se sentir plus forte sur les plans professionnel et privé.

"Le plus difficile est passé. J'ai trouvé un nouvel équilibre en franchissant une étape. Une campagne présidentielle en première ligne, c'est une mutation profonde, un moment d'une exceptionnelle densité. Exaltant, émouvant, violent aussi", déclare la présidente de la région Poitou-Charentes dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Paris Match.

"Aujourd'hui, je me sens plus dense et plus forte de ce que j'ai vécu, appris, compris", ajoute-t-elle.

Revenant sur sa défaite face à Nicolas Sarkozy, le 6 mai, l'ancienne candidate socialiste reconnaît ses erreurs et celles de son camp.

"J'assume sans problème ma part de responsabilité, mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et de notre projet politique", dit-elle. "Les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient".

L'élue se souvient "qu'il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation" mais aussi "une créativité, de l'imagination, des temps collectifs incroyables".

Deux semaines et demie après sa rentrée politique dans son fief de Melle, dans les Deux-Sèvres, Ségolène Royal réaffirme qu'elle n'est "en compétition avec personne" au Parti socialiste, qu'elle invite à mener "un travail collectif" tout "en restant à l'écoute des Français".

"Aucune échéance immédiate ne nous contraint à présent : ni congrès immédiat ni choix d'une candidature pour 2012", fait-elle remarquer. "Profitons-en pour ouvrir les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont".

Ségolène Royal revient par ailleurs sur sa rupture avec son compagnon François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste et père de ses quatre enfants.

"Vie privée et vie publique sont disjointes clairement, désormais. Mais les actions politiques devront être naturellement complémentaires et responsables", dit-elle. "Je lui souhaite très sincèrement d'être heureux", ajoute-t-elle.
# Posté le samedi 08 septembre 2007 06:38
Modifié le samedi 08 septembre 2007 07:15

Candidate glamour et apaisée pour parti à repenser ..

Candidate glamour et apaisée pour parti à repenser ..
31/08/07

"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif", déclare l'ancienne candidate à la présidentielle, peu avant l'ouverture de l'université d'été du parti à La Rochelle.

L'ancienne candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a souhaité que "le PS soit admiré des Français", dans une déclaration à des journalistes avant l'ouverture de l'université d'été de son parti, à La Rochelle, vendredi 31 août.
Elle a affirmé qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes. "Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français", a déclaré aux journalistes la présidente de la région Poitou-Charentes, sur le bateau "France 1", amarré sur les quais, qui abrite le musée maritime de la ville.

"Une ambiance nouvelle"

S'exprimant quelques minutes avant l'ouverture des débats, Ségolène Royal a décelé "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.
La socialiste a insisté sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.
"La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté.


# Posté le vendredi 31 août 2007 11:57

Ségo : "Sarko : l'illusionniste du mouvement" .. je n'aurais pas mieux trouvé ^^

Ségo : "Sarko : l'illusionniste du mouvement" .. je n'aurais pas mieux trouvé ^^
30/08/07


Ségolène Royal a déploré le "flou", "l'illusion de mouvement" et le manque d'annonces concrètes de Nicolas Sarkozy dans son discours prononcé devant l'université d'été du Medef.

"Nous sommes très déçus (...) Nous pensions qu'au bout de cent jours, le gouvernement aurait la capacité d'annoncer (...) des réformes précises, des engagements financiers tangibles qui nous permettraient à notre niveau de faire un effet de levier", a-t-elle déclaré à la presse.

La présidente de la région Poitou-Charentes était entourée des autres présidents de régions socialistes réunis à La Rochelle, en préambule de l'université d'été du PS.

"Dans ce flou, dans cette inertie, le constat que nous avons fait c'est que nous sommes très inquiets", a poursuivi Ségolène Royal lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de ville.

Dénonçant "l'illusion de mouvement" de Nicolas Sarkozy, les régions socialistes entendent mettre le chef de l'Etat devant ses responsabilités sur les "sujets extrêmement urgents en cette rentrée" comme le pouvoir d'achat, la "croissance en panne" et le chômage élevé des jeunes et des seniors.

Il faut "qu'il sorte de l'inertie et de ce mouvement apparent", a souligné l'ancienne candidate à l'élection présidentielle qui a dénoncé la proposition de la présidente du Medef, Laurence Parisot, de faire passer l'âge de la retraite progressivement de 60 à 62 ans.

"Ce type d'annonce idéologique n'est pas sérieuse" alors que "le principal problème c'est le taux de chômage très élevé de salariés de plus de 50 ans", a estimé Ségolène Royal.



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# Posté le jeudi 30 août 2007 15:40

Patience et longueur de temps ..

Patience et longueur de temps ..
30/08/07

Ségolène Royal rêve d'un «grand parti moderne» qui pourrait attirer «aussi ceux qui ne se sentent ni à droite ni à gauche».
L'ex-candidate assure n'être « en compétition avec personne » au sein de son parti.

JAMAIS à bout, mais prête, apparemment, à changer. Visiblement reposée après plusieurs semaines de vacances passées en Corse, aux Antilles et dans le sud de la France, « tranquille », dit-elle, Ségolène Royal a fait sa rentrée politique samedi, chez elle, à Melle, dans son ancienne circonscription des Deux-Sèvres. Mais, trois mois après son échec électoral, l'ancienne candidate cherche toujours sa place au PS.

« J'ai quelque chose à vous dire mais je ne suis en compétition avec personne », a-t-elle lancé à ses partisans. Faute d'en avoir les moyens, le temps de la blitzkrieg pour conquérir le PS a vécu. Ségolène Royal n'est officiellement candidate à rien. Pour l'instant. Elle veut « prendre son temps ».

Dans le parc de la Garenne, entre les stands militants et ceux des producteurs locaux, ils sont quelque 1 500 « royalistes » à être venus l'écouter. Bien moins qu'espéré. Mais les plus fidèles sont là. L'un a remis son tee-shirt « Tous Ségo », l'autre a ressorti son drapeau violet « Ségolène présidente ». Pour sa part, Ségolène Royal affirme de ne pas être « dans la nostalgie de la présidentielle ». Quelques élus sont aussi présents comme Jean-Louis Bianco, Aurélie Filippetti ou Dominique Bertinotti.

Alors que les critiques grondent toujours au PS contre elle, Ségolène Royal cherche les mots de la réconciliation. « Je n'ai aucun esprit de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entoure en cette rentrée. » Plusieurs ouvrages à paraître devraient en effet l'étriller. Elle veut incarner une forme de rassemblement. « Nous devons surmonter ce qui nous a divisés, je ferai moi-même un effort dans ce sens. » Au vu des réactions qui ont suivi son discours, il y a du travail à faire.

L'appel de Royal déborde même du cadre du PS. Royal tend la main aux ministres d'ouverture. « Je le dis à ces brebis égarées, si elles veulent venir réfléchir avec nous, pourquoi pas. » Murmures dubitatifs dans l'assistance. Elle envisage aussi des convergences du PS « avec le centre ». Mais elle nuance, en vue des municipales : « Pas d'accords à la carte ».

Pour le PS, elle prône de nouvelles manières de travailler. « Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique, plutôt que d'être le champ clos d'affrontements parfois obscurs », dit-elle, regrettant « la prolifération de motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte inutilement brutaux suivis de synthèses parfaitement illisibles ».

Petite autocritique

Comme promis avant l'été, Ségolène Royal a aussi amorcé une petite autocritique de sa campagne. Première raison de la défaite, selon elle : le manque de temps. « J'ai parfois improvisé », explique-t-elle. Deuxième raison : elle regrette de ne pas avoir été soutenue par « un grand parti moderne » en phase avec la société qui pourrait attirer « aussi ceux qui ne se sentent ni de droite ni de gauche ».

Alors que commence la rénovation, Ségolène Royal a mis en garde contre deux « faux débats ». Sur l'économie de marché, tout d'abord. « Le marché nous est aussi naturel que l'air que l'on respire, dit-elle. Mais l'air peut être pollué, c'est sans doute là que le débat politique trouve sa pertinence. » Sur l'individualisme, ensuite. « Chaque être humain est singulier dans l'humanité plurielle », dit-elle, renouant avec le style de ses formules de campagne électorale.

Mais la rénovation, c'est aussi une nouvelle opposition. Les attaques de Ségolène Royal portent notamment sur la mauvaise « gouvernance » de Nicolas Sarkozy qui « gaspille » les fonds publics. Elle s'indigne de son « exploitation » de faits divers dramatiques, mais elle appelle aussi à ne pas « caricaturer » l'action du président. Le ton a effectivement bien changé depuis la campagne présidentielle, lorsqu'elle mettait en garde contre l'élection de Sarkozy.


# Posté le jeudi 30 août 2007 07:02
Modifié le jeudi 30 août 2007 07:56

Des erreurs de campagne ...

Des erreurs de campagne ...
19/08/07


L'ex-candidate affirme vouloir dépasser ses différends avec les leaders socialistes et ne pas envisager de créer un nouveau courant. Concernant sa séparation avec François Hollande, père de ses quatre enfants, elle assure que "l'équilibre familial s'est réorganisé autrement".

Ségolène Royal reconnaît avoir commis des erreurs durant la campagne de l'élection présidentielle mais entend les dépasser pour reprendre son combat au sein du parti socialiste.
"Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir", dit l'ancienne candidate socialiste dans des déclarations rapportées par le Journal du dimanche du 19 août.
"C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle", ajoute-t-elle.

Une semaine après la rentrée politique d'Hollande

Après des vacances aux Antilles, elle doit faire sa rentrée politique samedi prochain dans son fief des Deux-Sèvres, une semaine après son ancien compagnon François Hollande, premier secrétaire du PS, qui a donné une première conférence de presse ce samedi à Toulon.
Concernant son différend privé avec ce dernier, père de ses quatre enfants, dont elle s'est séparée avant la campagne, l'ex-candidate ne s'exprime que peu, et évoque des dialogues avec ses enfants.
"Nous avons beaucoup parlé entre nous. L'équilibre familial s'est réorganisé autrement et s'est peut-être même renforcé", dit-elle.
La candidate entend toujours obtenir des dommages et intérêts des auteurs du livre "La femme fatale", les journalistes Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, auxquelles elle reproche d'avoir partiellement dévoilé ses problèmes personnels, qu'elle a pourtant elle-même rendu publics le soir du second tour des législatives de juin.
Les électeurs socialistes n'ont appris qu'une fois les élections achevées que leur candidate, qui déclarait vouloir faire campagne en "femme libre", en maintenant son indépendance par rapport au principal parti d'opposition, avait demandé au premier secrétaire du PS de quitter leur domicile commun avant la bataille électorale, lui reprochant une liaison.

Pas de nouveau courant

Ségolène Royal assure vouloir dépasser ses différends politiques avec les principales figures du PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", dit-elle.
Elle n'entend pas créer de nouveau courant au sein du PS. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant ?".
"Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui", dit-elle.
François Hollande a déjà annoncé qu'il quitterait son poste de premier secrétaire au prochain congrès du parti en 2008.
# Posté le dimanche 19 août 2007 07:12