Femme debout !

Femme debout !
20/09/07

La presse québécoise, très respectueuse du protocole, a longuement débattu lundi sur une mêlée médiatique à l'hôtel de ville de Québec. Madame Royal y a réglé ses comptes avec Lionel Jospin. Elle a demandé aux médias québécois, stupéfaits, de sortir pour céder leur place à leurs confrères français. "Et dire que l'on croyait que c'était dur au Parti québécois", a écrit le quotidien montréalais Le Devoir le lendemain.

La presse anglophone s'est en revanche réjouit que la leader socialiste reste cette fois en dehors des questions liées à l'indépendance du Québec. Les médias de la Belle province ont également été surpris par le fait que les journalistes français ne lâchent pas un instant Ségolène Royal. "Quelle presse française moutonnière", confiait, indigné, un journaliste local. Après avoir visité une entreprise de construction de maison de bois à Montmagny, à 60 km de Québec, Ségolène Royal a visité un Centre de traitement des délinquants sexuels multirécivistes, n'hésitant pas à poser des questions à deux délinquants.

L'équipe de cet institut psychiatrique de Québec a expliqué que le traitement des patients ne réussissait que grâce à des équipes multidisciplinaires et à des traitements personnalisés. "Nous proposons aussi des thérapies pour les couples", a expliqué une psychologue, déclenchant quelques sourires. Ségolène Royal mène sa délégation au pas de course, si vite que, mercredi, elle a oublié le correspondant québécois de l'AFP au bord du St Laurent, à Montmagny. Mardi, Le Soleil ne titrait-il pas, prémonitoire: "Ségolène Royal tient bien la forme".

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 19:27

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 02:21

"Pardonnez leur car..."

"Pardonnez leur car..."
18/09/07

"Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du Parti socialiste, dont Lionel Jospin qui a mis en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, dénonçant en même temps le "sexisme" dont elle se dit victime.

"Au fond ce qui me vient à l'esprit, c'est peut-être cette parole de la Bible +pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font+. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré Mme Royal.

L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.

Lionel Jospin estime que Ségolène Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année.

"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a lancé Mme Royal. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle ironisé, tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle.

L'ex-candidate socialiste a souligné sa détermination à poursuivre son combat politique. "Je suis là, je suis bien là, et j'ai bien l'intention de continuer", a-t-elle répété lors d'un point de presse dans la capitale québécoise. Dans l'après-midi, elle a dénoncé ce qu'elle a qualifié d'"alignement" du président français Nicolas Sarkozy sur son homologue américain George W. Bush, y voyant "un danger non négligeable pour la sécurité en France".

Elle aussi jugé que des déclarations du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner "méritaient quand même un certain éclaircissement". Ce dernier a estimé que le monde devait se préparer à la possibilité d'une guerre avec l'Iran si ce pays persistait dans son refus de suspendre son programme nucléaire controversé.

La présidente de la région Poitou-Charentes s'est entretenue lundi avec le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi qu'avec le chef de l'opposition Mario Dumont (ADQ, droite). Elle devait rencontrer mardi Pauline Marois, nouveau chef du Parti Québécois (PQ, indépendantiste).

Mme Royal a déclaré être venue au Québec dans le cadre de la préparation du 400e anniversaire en 2008 de la ville de Québec, fondée par le géographe et explorateur Samuel de Champlain, originaire de Brouage, en Charente-maritime (sud-ouest de la France), mais aussi pour observer le Canada et le Québec qui sont dans certains domaines en "avance" sur la France. Elle devait signer mardi des accords sur "les écos-industries" et visiter un institut psychiatrique spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels récidivistes.

# Posté le mardi 18 septembre 2007 07:35

Modifié le mardi 18 septembre 2007 08:10

Tante Ségo, ma canadienne ! ^^

Tante Ségo, ma canadienne ! ^^
17/09/07

Quatre mois après sa défaite à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal effectue une première visite au Québec. Elle est arrivée dimanche à Québec pour un séjour de quatre jours dans la province.

Officiellement, l'ex-candidate socialiste effectue cette visite à titre de présidente de la région Poitou-Charentes, dans le cadre des préparatifs en vue du 400e anniversaire de la Ville de Québec en 2008.

En plus de s'entretenir avec les organisateurs des fêtes du 400e, Mme Royal sera reçue par le premier ministre Jean Charest. Elle doit également le chef adéquiste Mario Dumont et la chef péquiste Pauline Marois.

La présidente de la région Poitou-Charentes ne se rendra pas à Ottawa, où elle a pourtant été invitée. Elle a cependant promis de se rendre « assez rapidement » dans la capitale fédérale.

Avant de partir pour le Québec, Mme Royal a déclaré qu'elle "reste attachée à la ligne traditionnelle [de la France] de non-ingérence et non-indifférence"..

Au cours de son séjour, la candidate socialiste visitera l'Institut psychiatrique Robert-Giffard, à Québec. La France est en plein débat sur les moyens d'empêcher la récidive des délinquants sexuels, et Mme Royal pourrait s'inspirer du modèle québécois.

Mme Royal s'intéressera également au débat sur les accomodements raisonnables qui se tient actuellement aux audiences de la commission Bouchard-Taylor, et rencontrera des associations écologistes. Enfin, elle prononcera un discours sur sa vision de la francophonie dans le monde à l'Université de Montréal.

Ségolène Royal ne cache pas son intention de continuer à jouer un rôle important au sein du Parti socialiste français.
Elle pourrait même se représenter à l'élection présidentielle de 2012.


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# Posté le lundi 17 septembre 2007 08:13

Modifié le lundi 17 septembre 2007 08:49

Fini l'Etat de grâce .. alors Nico, ensemble, tout devient toujours possible ?! ^^

Fini l'Etat de grâce .. alors Nico, ensemble, tout devient toujours possible ?! ^^

# Posté le mardi 11 septembre 2007 18:49

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 00:34

Rénovation : Acte I by Ségolène Royal

Rénovation : Acte I by Ségolène Royal
08/09/07

Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, a estimé lundi que les thèmes abordés par François Hollande à l'université d'été de La Rochelle ressemblaient "étonnamment" à ceux évoqués durant la campagne présidentielle par Mme Royal, qui "a posé l'acte I de la rénovation" du PS.

M. Bianco a relevé sur LCI, dans "le discours de François Hollande, comme dans celui de Bertrand Delanoë ou d'autres de nos dirigeants, beaucoup d'accents" qui "ressemblaient étonnamment aux thèmes que Ségolène Royal a avancés dans la campagne et qui parfois ont choqué".

"Avec cette campagne, elle a posé l'acte I de la rénovation en mettant sur le terrain des thèmes, des éléments, des accents, qui n'étaient peut-être pas mis autant en avant dans le projet du PS", a jugé l'ex-codirecteur de campagne de Mme Royal.

"Je constate une convergence par rapport aux idées qu'elle a développées", a insisté M. Bianco.

Selon lui, La Rochelle a montré que "le PS n'est pas mort, travaille à sa refondation : il y a un début de vent nouveau, comme l'a dit Ségolène", mais "la route est longue, nous en sommes tous conscients".

Interrogé sur une concurrence entre Hollande et Royal pour la prochaine présidentielle, M. Bianco a observé que "la présidentielle c'est en 2012, la désignation du candidat (PS) en 2010" et celle du prochain chef du parti "en 2008". "Pour l'instant on travaille à la refondation du parti et on verra la question de concurrence entre personnes plus tard".

# Posté le samedi 08 septembre 2007 06:46

Modifié le samedi 08 septembre 2007 07:25