71 %

71 %
13/10/07


71% des électeurs de gauche pour une candidature Royal en 2012 !

Ceux qui ont voté pour elle au premier tour de la présidentielle sont 68% à penser que ses chances d'être élue sont grandes ..

Pour 69% des personnes interrogées, c'est le PS qui porte la reponsabilité de l'échec à l'élection présidentielle, un pourcentage qui monte à 81% dans l'électorat de Mme Royal au second tour.


Que viva Segolena !

(Sondage CSA du 10/10/07)


# Posté le vendredi 12 octobre 2007 20:50

L'atout Ségolène

L'atout Ségolène
11/10/07

Pour s'opposer, il faut se rénover. Alors que le quinquennat de Nicolas Sarkozy connaît ses premières turbulences, force est de constater que l'opposition provient moins de la gauche que des rangs de la majorité. L'ouverture se traduit pour l'heure par une OPA de la majorité sur l'opposition, avec un violent contraste entre un président hyperactif et une gauche en apnée du sommeil, une majorité hypertendue et une opposition relevant des soins palliatifs.

Pour la gauche en général et le Parti socialiste, 2007 est une année zéro, une nouvelle annus horribilis qui, après 2002, s'ajoute à la chronique des défaites inassumées en lieu et place des victoires annoncées. Après la ruse de l'Histoire qui a mis fin au marxisme en 1989, après l'échec politique et moral des deux septennats de François Mitterrand, après le krach du 21 avril 2002, 2007 marque une nouvelle station sur le chemin de croix de la gauche avec la perte d'une élection réputée imperdable au sortir des douze piteuses de Jacques Chirac. En guise de rénovation, la Rue de Solferino vit au rythme des petits meurtres symboliques entre amis et enchaîne les nuits des Opinel. Le parti de la rose au poing est devenu celui des rosses qui en viennent aux poings.

La gauche française ne peut offrir aujourd'hui une opposition crédible, car elle ne sait plus ni qui elle est, ni ce à quoi elle croit, ni ce qu'elle veut. Pour s'opposer, il lui faut se rénover. Et pour se rénover, il lui faut faire la lumière sur ses échecs, qui découlent d'une double impasse.

La première, parfaitement décrite par Lionel Jospin, est celle de la campagne conduite par Ségolène Royal, qui a dilapidé son avantage initial en se coupant du Parti socialiste - comme Lionel Jospin en 2002 -, en cultivant la confusion en lieu et place d'une stratégie cohérente, en transformant son équipe de campagne en une secte, en s'enfermant dans une approche narcissique où le projet était réduit au rôle de faire-valoir de son image. D'où la dérive télévangélique d'une papesse du peuple, sorte de Louise Michel élevée au couvent des Oiseaux trouvant moins son inspiration dans Jaurès et Blum que dans le Nouveau Testament, entre « aimez-vous les uns les autres » et « pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ».

La seconde impasse, dénoncée à juste titre par Ségolène Royal, provient de l'archaïsme du Parti socialiste, dont l'idéologie, les alliances et le fonctionnement interne sont hors du temps, placés sous l'ombre tutélaire de Marx, de l'Union de la gauche revisitée par la gauche plurielle, de l'âge d'or mythique des années Mitterrand. Sous les erreurs de la candidate pointe la responsabilité des dirigeants du parti, Jospin et Hollande en tête, qui ont été incapables d'assumer un repositionnement social-démocrate.

Face à cette double impasse, le choix se réduit pour l'instant à taper dans le mur pour les plus idéologues, ou faire demi-tour et privilégier une stratégie de fuite pour les plus intelligents. Avec pour traduction immédiate l'ouverture, qui a transformé la Rue de Solferino en pépinière de candidats à un maroquin ou à des fonctions éminentes dans l'Etat, au grand dam de l'UMP. Face à une politique de rupture qui se veut un nouveau 1958, face à la mécanique de choc et de vitesse déployée par Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ressemble à une 2 CV défiant une Ferrari. Il doit changer de style, de rythme, de mode de fonctionnement, de visage.

Or la gauche française conserve de nombreux atouts. Elle dirige la majorité des collectivités et dispose d'une force de frappe non négligeable à l'Assemblée. Elle possède de nombreux talents qu'elle pourrait mobiliser au lieu de les mettre à la disposition de ses adversaires. Elle a un leader potentiel avec Ségolène Royal, dont Claude Allègre, peu suspect de sympathie envers elle, souligne à juste raison qu'elle a l'âme d'un chef.

Lionel Jospin est mu par le ressentiment lorsqu'il conteste à Ségolène Royal « les qualités humaines et les capacités politiques » de rénover le Parti socialiste et de gagner la présidentielle de 2012.
Si elle a commis nombre d'erreurs, elle a montré sa faculté de les corriger. Surtout, elle a beaucoup fait pour moderniser le PS en cassant les tabous pesant sur les 35 heures, le rôle de l'entreprise dans la société, l'efficacité des services publics, le désendettement de l'Etat, la réhabilitation de l'autorité ou de la nation, la recherche inéluctable de nouvelles alliances pour faire face à l'effondrement du PC et des Verts et à la montée de l'extrême gauche. Qu'elle renonce à mimer Blandine dans l'arène face aux éléphants, qu'elle rompe avec des pratiques dignes d'un gourou de l'Ordre du temple ségolénaire, qu'elle mobilise les forces politiques et intellectuelles de la gauche autour de la redéfinition du socialisme, et Ségolène Royal peut incarner une alternative crédible face à Nicolas Sarkozy.
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# Posté le jeudi 11 octobre 2007 17:11

Modifié le vendredi 12 octobre 2007 02:43

On navigue à vue Nico ?! ^^

On navigue à vue Nico ?! ^^
01/10/07

Royal dénonce la "diplomatie spectacle" de Sarkozy ...

Ségolène Royal dénonce le manque de cohérence de la politique internationale de Nicolas Sarkozy dont la "navigation à vue" risque, selon elle, de faire perdre à la France sa place dans le concert des Nations.

Dans une tribune que publie lundi Le Monde, l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée épingle les "revirements" du chef de l'Etat sur l'intégration turque à l'Union européenne, le dialogue avec le Hezbollah libanais ou le nucléaire iranien - trois dossiers sur lesquels ses propres prises de position avaient été épinglées pendant la campagne présidentielle.

"Le choix de l'atlantisme" semble la seule constante de la diplomatie de Nicolas Sarkozy "à l'heure où l'Amérique remet en cause ses choix de politique étrangère", dit Ségolène Royal.

"Chauffer l'opinion, donner l'apparence de la fermeté puis se dédire face aux risques d'isolement : serait-ce cela la nouvelle diplomatie de rupture?", s'interroge la présidente de la région Poitou-Charentes pour qui la "perte de la crédibilité" de la France est aujourd'hui en jeu.

"C'est en ne cédant pas à la tentation des surenchères et de la politique spectacle que la France, dont la crédibilité est indispensable à la paix du monde, disposera d'une diplomatie forte et écoutée, avant qu'il ne soit trop tard", ajoute-t-elle.

Celle dont la droite avait raillé l'absence d'expérience en politique étrangère estime que Nicolas Sarkozy commet "bourde sur bourde" en Afrique et en Europe, "exaspérant nos plus fidèles partenaires" comme l'Allemagne.

Sur l'Iran, Ségolène Royal avait prôné il y a un an l'interdiction d'accès à la technologie nucléaire même civile, provoquant des remous jusque dans son camp. C'était la seule "attitude préventive et responsable", souligne-t-elle.

Aujourd'hui, est-ce de "l'improvisation ou de (la) provocation" quand Nicolas Sarkozy "fait du nucléaire civil, à la tribune des Nations unies 'la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités se doter de l'arme nucléaire' confondant, une nouvelle fois, l'achat d'électricité et la maîtrise de la totalité de la filière avec l'enrichissement de l'uranium qui permet, tôt ou tard, de passer du civil au militaire?", se demande-t-elle.

De plus, après s'être fermement prononcé contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le chef de l'Etat est "frappé par un principe de réalité jusqu'alors soigneusement nié". Il permet l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation avec Ankara et "on pense même à supprimer le référendum obligatoire préalable à une éventuelle adhésion", dit-elle.

"De tels revirements, soudains et imprévisibles, soulèvent des questions aujourd'hui sans réponses", ajoute Ségolène Royal.

# Posté le mardi 02 octobre 2007 12:24

Modifié le mardi 02 octobre 2007 14:08

Réponse à l'opus Jospin ..

Réponse à l'opus Jospin ..
29/09/07

Tout en refusant de "polémiquer" avec Lionel Jospin, Ségolène Royal a rappelé vendredi à l'ancien Premier ministre socialiste, auteur d'un livre au vitriol sur sa campagne présidentielle, que la "suite" appartenait aux militants du PS.

Pour l'instant, il est "trop tôt" pour qu'elle décide ou non de briguer la tête du PS lors du congrès qui doit se tenir en 2008, probablement à l'automne.

"Je le déciderai le moment venu (...) si je le veux, si je suis bien accompagnée et si cela correspond à l'intérêt des socialistes et du pays", a déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée sur Canal +, reprenant presque mot pour mot la rhétorique qui avait précédé son entrée en campagne pour l'investiture présidentielle du PS.

Dans son livre, Lionel Jospin estime que Ségolène Royal est une "illusion" qui n'a pas la "stature nécessaire" pour mener le PS à la victoire en 2012. Il enjoint les socialistes à ne pas refaire un choix qu'il compare à une "impasse".

"D'abord il y a eu le vote des militants" en novembre dernier, puis la campagne présidentielle et 17 millions d'électeurs qui ont voté socialiste, a rappelé la présidente de Poitou-Charentes. "La suite aussi appartiendra à la démocratie. La suite appartiendra aux militants du Parti socialiste", a-t-elle insisté.

Mi-sérieuse, mi-amusée, elle a suggéré à ses adversaires ayant rédigé toute une flopée d'ouvrages critiquant son parcours de faire don de leurs droits d'auteur à des associations.

"Ce serait bien ça que les droits d'auteur de tous les livres qui disent du mal de moi et qui se vantent pas mal soient versés aux associations d'handicapés, ou de personnes en situation de chômage ou (s'occupant) de jeunes en difficulté", a-t-elle déclaré sur le plateau, confirmant qu'elle préparait de son côté son propre livre d'analyses qui doit sortir "avant la fin de l'année".


Clin d'oeil à "L'impasse", le titre du livre de Lionel Jospin, l'opus de Ségolène Royal pourrait-il s'intituler "L'autoroute", a demandé un journaliste. "Plutôt 'le ferroutage' ou "Le train qui va vers l'avenir", a plaisanté la présidente de Poitou-Charentes, optant pour l'écologiquement correct.

Elle a "bien sûr" été blessée par la charge de l'ancien chef de la "gauche plurielle", "mais ça n'a pas été très long", a-t-elle assuré.

"J'ai une responsabilité politique au-delà de ma propre personne (...) Cette responsabilité politique. Je ne quitte pas la vie politique et je la continue", a-t-elle asséné, décochant une flèche à Lionel Jospin qui avait choisi de se retirer de la vie politique après avoir été éliminé dès le premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 06:24

Modifié le samedi 29 septembre 2007 06:59

Ségo au gouvernail ^^

Ségo au gouvernail ^^
28/09/07

Ségolène Royal pourrait briguer la tête du PS.

Ségolène Royal confirme qu'elle fera ce choix si cela « correspond à l'intérêt » du Parti.Elle égratigne au passage Lionel Jospin, une « voix politique forte qui divise » selon elle.

« Si je le veux », « si je suis bien accompagnée », et « si cela correspond à l'intérêt des socialistes et donc à l'intérêt du pays ».
Interrogée vendredi soir dans l'émission « Le Grand Journal » sur Canal + sur son ambition de prendre la tête du Parti socialiste lors du prochain congrès en 2008, Ségolène Royal a posé ses conditions. Sans toutefois se précipiter.

« Je le déciderai le moment venu. Je pense que c'est trop tôt aujourd'hui pour le prévoir », a nuancé l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée, qui n'avait pas caché son intention de s'emparer du PS au lendemain de son échec à la présidentielle.

Questionnée sur le livre de Lionel Jospin, « L'impasse », où l'ancien premier ministre la qualifie de « mythe » et d'« illusion », Ségolène Royal s'est dite « étonnée de cette violence ». « C'est quand même la première fois dans l'histoire de la France qu'il y a une voix politique forte qui divise », a-t-elle déploré.

« Cette responsabilité politique, je l'assume. Je ne quitte pas la vie politique et je la continue », a-t-elle ajouté, renvoyant dans les cordes Lionel Jospin, qui avait renoncé à toute fonction politique après son élimination au premier tour le 21 avril 2002.

Ségolène Royal a par ailleurs confirmé qu'elle comptait publier un livre « avant la fin de l'année », en novembre ou décembre, pour « tirer les leçons de ce qui s'est passé » au printemps dernier.

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:09